L’UCI face au plan de rigueur du gouvernement

Face aux annonces du nouveau plan de rigueur présentées par le Premier Ministre, le 7 novembre 2011, l’Union des Constructeurs Immobiliers de la Fédération Française du Bâtiment, représentée par son Président Dominique De Sauza,  regrette avec vigueur ce coup de projecteur très négatif sur le marché de l’immobilier, que ce soit pour l’accession à la propriété ou l’investissement locatif privé.
Dominique de Sauza tient à rappeler « qu’une grande partie de la construction de logements fonctionne grâce au dispositif Scellier qui a séduit de nombreux Français depuis de nombreuses années. Celui-ci a déjà subi depuis 2 ans un abaissement de ses taux de réduction d’impôts. De ce fait, en 2011, on constate déjà une baisse d’environ 15 000 logements neufs vendus en France ».
Cette absence totale de mesure en faveur de l’investissement locatif, fait unique en France depuis plus de 50 ans, « ne peut que créer durablement une aggravation de cette pénurie de logements et un arrêt brutal des investissements du parc locatif privé « .
De plus, le Président de l’UCI-FFB indique que « le recentrage du PTZ+ sur le logement neuf est également une mesure peu réjouissante pour l’avenir, puisqu’aucun transfert sensible de la clientèle de l’ancien sur le neuf n’est à prévoir.  »
Enfin, l’augmentation du taux de TVA à 7% « viendra impacter négativement les travaux réalisés par les constructeurs immobiliers dans le cadre de la rénovation énergétique des logements existants ».
Au nom de l’UCI-FFB, Dominique de Sauza précise que « même si les professionnels de l’immobilier sont conscients qu’un rééquilibrage des comptes publics passe par l’aménagement d’un certain nombre de dispositifs, il ne faut pas ignorer que les investissements immobiliers en accession comme les investissements locatifs sont créateurs de richesse et d’emplois. Chaque euro soit disant économisé ne le sera pas dans la mesure où la baisse de l’impulsion de l’acte de construire réduira considérablement les rentrées fiscales pour l’Etat et les collectivités locales ».