Et si la crise n’était pas derrière nous mais bien aujourd’hui, avec ses effets « ralentisseur » type « zone 30 », rond points et dos d’âne cumulés ?
L’arrêt n’est pas brutal mais continue depuis le début d’année. Fruit de la conjugaison entre conjoncture internationale tendue et crise économique et financière. Autre facteur négatif, fabriqué celui-là de toute pièce, ce climat pré électoral imposé un an à l’avance, ne laissant rien augurer de bon pour l’activité 2012. Et qui nous ferait presque regretter la cohérence civile et économique du calendrier électoral présidentiel de la quatrième République et de ses 18 février, date de l’élection.
Et ce ne sont pas les statistiques qui vont nous faire croire que tout irait bien quand on se souvient que les ventes au premier trimestre 2011 ont diminué de 17,2% par rapport au premier trimestre 2010, pour s’établir au niveau le plus bas observé depuis le quatrième trimestre 2008, selon les chiffres du ministère du Logement. Tendance baissière confirmée sur d’ailleurs le second trimestre.
L’incertitude quant à l’emploi et au lendemain recentre d’une certaine façon les activités sur le locatif. Mais avec de fait moins de mouvements de sortie comme d’entrée locataires. Ce qui se retrouve à la fois dans l’habitation comme dans le parc tertiaire.
Une situation que certains locataires auront tout de même du mal à supporter avec, en parallèle l’augmentation continue de l’IRL (+ 1,73% fin juin) et un problème bien tangible de défaillances observé sur le versement des loyers ou encore le règlement des charges.
Reste à espérer que le phénomène dit « de circulation en accordéon » propre à la circulation automobile cesse de s’inviter dans nos activités et nos marchés, ce dernier restant un facteur aggravant du risque de collision.
Charles-Eric Petit, rédacteur en chef de Circumeo