Arrêté du 27 janvier 2012 relatif à l’utilisation réglementaire des logiciels-DPE

Publication ce jour d’un arrêté relatif à l’utilisation réglementaire des logiciels pour l’élaboration des diagnostics de performance énergétique suivant la méthode de calcul 3CL-DPE version 2012 .

Il vient modifier l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine

Sont concernés  les diagnostiqueurs immobiliers et les organismes certificateurs associés, organismes de formation concernés par ce diagnostic.

Ces dispositions devront être appliquées au plus tard à partir du 1er janvier 2013.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000025347975&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

Mise en copropriété, Etat descriptif de division : Mode d’emploi

 Quelles sont les règles, en cas de vente d’un immeuble par un propriétaire pour effectuer une mise en copropriété dans les règles de l’art ? Pour qui et par qui doit-être effectué l’état descriptif de division ? Pour nous répondre, Circumeo a demandé une analyse et explication de texte à  Mme Annabel Gregot, responsable juridique de la société Opéra Groupe, intervenant sur ces missions.

 

Circumeo : Première question somme toute assez basique mais qu’entend-on, dans sa définition, par une mise en copropriété ?

Annabel Gregot : Il faut revenir à une notion importante qui est celle du statut de la copropriété pour introduire ici le propos. Ce statut de la copropriété s’applique, en termes juridiques, à tout immeuble ou groupe d’immeuble bâtis dont la propriété est répartie entre plusieurs personnes. L’immeuble est alors divisé en plusieurs lots comprenant chacun une partie privative et une quote part de partie commune. La partie privative est ce qui appartient en propre à chaque copropriétaire et est réservé à son usage exclusif, typiquement le  logement. Les parties communes de l’immeuble sont la propriété de l’ensemble des copropriétaires et sont destinées à l’usage de tous. Ces parties communes sont gérées par l’ensemble des copropriétaires par des décisions prises en assemblées selon différentes règles de majorité.

Le règlement de copropriété est un document obligatoire établi soit au moment de la construction de l’immeuble par le promoteur immobilier, soit au moment de sa division en lot par le propriétaire. Généralement rédigé par un professionnel, il est obligatoirement publié par le notaire à la conservation des hypothèques comme toutes les modifications ultérieures éventuelles qui lui sont apportées. C’est pourquoi il s’impose aux copropriétaires, aux occupants de l’immeuble et aux futurs acquéreurs.

Il  précise les droits et obligations de chaque copropriétaire et les règles de fonctionnement de la copropriété. C’est lui qui en définitive détermine ce que sont les parties privatives et les parties communes, leur destination, leur condition d’utilisation et leur administration. C’est aussi ce document qui inscrit ce que seront les différentes catégories de charges auxquelles les copropriétaires devront contribuer.

Circumeo : Passons à présent à la définition de l’état descriptif de division. Dans sa nature, à quoi sert-il et comment se compose-t-il ?

Annabel Gregot : L’état descriptif de division est intégré dans le règlement de copropriété. Il partage l’immeuble en plusieurs lots numérotés.

A chaque lot correspond un n° d’identification, la description de sa situation, sa consistance (usage), sa quote-part de parties commune en millième ou tantième. Tout comme le règlement de copropriété, l’EDD doit être publié à la conservation des hypothèques.

En outre, il est consultable sur demande, par tout candidat à l’acquisition d’un lot de copropriété, ce pour quoi nous sommes sollicités pour intervenir sur ce type de mission.

Circumeo : Qui sont les utilisateurs finaux de ce document ? Par qui ce type de mission peut-il être réalisé ?

 Annabel Gregot : On peut citer ici bien sûr les administrateurs de biens pour leurs mandataires et tout acquéreur lors de la première vente d’un lot issu de la division.

Les intervenants doivent être tous des professionnels du métrage : architectes, métreurs ou géomètres. C’est ce travail à la fois juridique et technique que nous proposons depuis à présent dix ans sur ces questions à nos clients, le plus souvent au moment de la division en lot par le propriétaire d’un immeuble.

Défaillance dans le secteur immobilier : les chiffres

 Par Thierry Millon, responsable études Altares

En 2011, en France, l’ensemble des défaillances d’entreprises (RJ/LJ) se stabilisent à un niveau élevé proche de 60 000. L’immobilier s’inscrit en amélioration encore sensible.

Depuis le début de la décennie, le secteur de l’immobilier comptabilisait chaque année environ 1 500 défaillances d’entreprises. Ce nombre avait brusquement augmenté en 2008 (+ 48 %) jusqu’à atteindre le chiffre record de près de 2 800 (+ 23 %) en 2009. Les défaillances d’entreprises augmentaient trois fois plus vite dans l’immobilier que sur l’ensemble des autres activités françaises. En seulement trois ans, le nombre de dépôts de bilan avaient doublé.

2010 amorçait un net redressement (- 17 %) ; 2011 poursuit ce mouvement (- 7%). Néanmoins, le seuil des 2000 défaillances reste dépassé, c’est encore 600 de plus qu’avant crise.

Les agences immobilières, qui avaient payé un lourd tribut, enregistraient dès 2010 une amélioration significative (- 39 %) ; 2011  reste très bien orienté (- 13 %).La Promotionimmobilière s’inscrit sur une baisse deux fois plus rapide en 2011 (- 27 %) après une année 2010 déjà clairement dans le vert (- 15 %).

Confirmation du redressement, l’ensemble des entreprises défaillantes dans l’immobilier représentait 6000 emplois en danger en 2009 ; ce nombre est retombé à 4400 en 2010 puis 3900 en 2011.

LE DETAIL DE LA RUBRIQUE CONJONCTURE ANIMEE PAR ALTARES ET L’INTEGRALITE DES TABLEAUX SONT CONSULTABLES SUR CE SITE-RUBRIQUE ARCHIVE-CIRCUMEO 90

Plus-values immobilières : une nouvelle fiscalité depuis ce 1er février

Nous l’avions abondamment commenté dans Circumeo à travers principalement les interventions de l’UNPI : depuis le 1er février 2012, la fiscalité des plus-values immobilières a donc bien changé comme annoncé en cas de cessions.

Pour toute vente signée après le 1er février 2012, le vendeur subira la hausse du délai d’exonération passé de 15 ans à 30%.  Car pour être totalement exonéré, il devra  conserver son bien 30 ans.

Cette exonération sera progressive à raison d’un abattement de 2% par année de détention de la 6ème à la 16ème année, puis de 4% de la 17ème à la 24ème année et enfin 8% de la 25ème à la 30ème année.

Le taux d’imposition global est de 32,5% (19% de prélèvement forfaitaire libératoire et 13,5% de prélèvements sociaux).

Politique du logement 2012 : les candidats à la présidentielle peu convaincants

“Aucune déclaration et proposition formulées par les candidats à la présidentielle n’est pour l’instant de nature à rémedier à la crise du logement actuelle en France” déclare ce matin à travers un communiqué la FNAIM.

Le blocage des loyers comme l’augmentation du droit à construire restent “contre-intuitive”. Car sur la question des loyers elle conduira à une désertion des bailleurs et investisseurs privés et par conséquence à une raréfication de l’offre.

Quant à l’augmentation du droit de construire, elle entraînera une valorisation du foncier certes, mais pas d’une baisse des prix du logement. Même si elle milite en faveur de l’effort de construction.

La FNAIM demande depuis des années à ce que les pouvoirs publics s’intéressent à la question de la réservation d’une offre locative privée à l’attention des ménages modestes et précaires face à l’emploi. Et rappelle qu’en 2007 déjà, elle attirait l’attention des candidats sur ces questions.

Inter IKEA Centre Group à Caen

La Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) a rendu un avis favorable au projet de centre commercial Inter IKEA Centre Group à Caen.

Ce projet commercial global majeur pour l’attractivité de  l’agglomération de Caen, voit programmer une ouverture au public pour 2014 .

Au sommaire du 90 ème numéro de Circumeo

Edito par CHEP : La crise est sujette à réflexion dit-on. Et à action. Fort de cette idée, nous avons décidé d’étoffer notre offre de lecture, avec la refonte d’un circumeo.com nouvelle formule en septembre dernier. Et l’audience recueillie nous conforte dans ce choix.

Benoist Apparu, secrétaire d’Etat chargé au logement et à l’urbanisme ouvre cette année d’interviews dans Circumeo. Il revient sur l’essentiel des questions posées et interrogations exprimées par les professionnels de l’immobilier. Et commente pour vous sur les dernières propositions exposées en matière de logement par Nicolas Sarkozy à quelques mois de la présidentielle.

Conjoncture

Défaillance dans le secteur immobilier : les chiffres
Par Thierry Millon, responsable études Altares

En 2011, en France, l’ensemble des défaillances d’entreprises (RJ/LJ) se stabilisent à un niveau élevé proche de 60 000. L’immobilier s’inscrit en amélioration encore sensible.

Amiante : ce qui sera applicable au 1er février et ce qui ne le sera pas

 Veille Juridique  animée par Blandine Berger, cabinet Huglo&Lepage

L’annexe environnementale des baux portant sur des locaux de plus de 2000 m²
à usage de bureaux ou de commerces : vers une optimisation des consommations énergétiques

Entre nous soit dit : Mise en copropriété et état descriptif de division : mode d’emploi

Analyse et explication de texte de Mme Annabel Gregot, Responsable juridique de la société Opéra Groupe.

Immobilier d’entreprise lyonnais : les indicateurs repassent au vert

+ 18 % de la demande de bureaux avec 259 900 m² placés en 2011, 2ème hausse successive en un an, 2ème meilleure année en 10 ans,
•    307 000 m² de locaux d’activités placés, majoritairement loués, ce qui constitue une tendance nouvelle
•    + 36 % de la demande d’entrepôts avec 320 500 m² placés en 2011, 1ère hausse des commercialisations d’entrepôts après 2 ans de forte baisse, retour des investissements supérieurs à 20 millions d’euros et forte activité des investisseurs étrangers

Le redressement du marché de l’immobilier de bureau lyonnais, déjà perceptible dès mi-2011 s’est amplifié au second semestre et permet ainsi de clore l’année sur un volume record de transactions grâce à 258 800 m² de bureaux placés. Les transactions d’envergure sur des surfaces neuves en périphérie ont dynamisé le marché. Les valeurs locatives faciales se sont maintenues et  l’offre immédiate se stabilise autour de 340 000 m² de surfaces disponibles à 6 mois. La production de bureaux neufs repart doucement et s’établit à 129 400 m² fin décembre 2011 contre 120 800 m² l’an dernier.
Thomas Durand, directeur de l’agence DTZ de Lyon commente : «Le marché lyonnais a enregistré d’excellents résultats en 2011 et la consommation de bureaux a été dynamisée par la réalisation de huit transactions supérieures à 7 000 m². Je suis confiant quant à la bonne tenue de notre marché en 2012, en particulier sur les surfaces jusqu’à 5 000 m²; alors que nous prévoyons une légère baisse sur les grands transferts».

Plus de 307 000 m² de locaux d’activité ont été commercialisés en 2011, soit une augmentation de 9% par rapport à 2010. Le stock vacant de locaux d’activité poursuit la hausse qu’il avait amorcée depuis 2008 et, fin décembre 2011, nous avons comptabilisé près de 460 000 m² de locaux disponibles immédiatement dans la région lyonnaise. Lionel Garde, directeur Activités et Logistique à Lyon ajoute «Pour la 3ème année consécutive, le marché des locaux d’activité s’achève sur un volume de commercialisation en hausse, et devrait continuer de s’orienter à la location,  avec le développement de parcs d’activité neufs ».

« Le marché de la logistique lyonnaise a repris des couleurs au deuxième semestre 2011, achevant l’année sur un volume placé de 320 500 m² en hausse de 36% par rapport à 2011» indique Lionel Garde. Ce dernier conclut : «Cette bonne tenue du marché, aidée par un réajustement à la baisse des valeurs locatives, permet à l’offre disponible d’enregistrer son premier repli depuis trois ans. Cependant, elle reste abondante (460 000 m²) et de qualité assez hétérogène. Le marché logistique retrouve des fondamentaux sains avec une offre maîtrisée. Il faut toutefois rester vigilant quant à  l’assèchement de l’offre sur des entrepôts de grand gabarit».

Le marché de l’investissement à Lyon a fini l’année 2011 sur une excellente dynamique avec 666 millions d’euros engagés et une hausse de 73% en un an. Le retour des investisseurs sur des acquisitions supérieures à 20 millions d’euros et quelques opérations en blanc attestent de l’intérêt des acteurs pour ce marché. Ils se sont positionnés massivement sur des immeubles de bureaux et quelques opérations de logistique. S’agissant des taux « prime » sur le marché des bureaux, la compression se poursuit en avoisinant les 6%. Nicolas Chomette, directeur de l’investissement à Lyon, analyse : «Tous produits confondus en 2011, les bons résultats du marché locatif, sont de nature à rassurer les investisseurs sur la profondeur de ce marché. Ces chiffres laissent augurer de la poursuite d’une dynamique soutenue en 2012».
Magali Marton, directrice des Etudes de DTZ résume : «Quel que soit le type d’actif immobilier considéré, le marché lyonnais a enregistré de très bons résultats en 2011. La reprise des volumes d’investissements importants couplée à un retour des investisseurs étrangers est d’ailleurs un signe très positif. Lyon confirme ainsi son statut de deuxième métropole régionale en immobilier d’entreprise».

 

Convention Annuelle UCI-FFB

L”Union des Constructeurs Immobiliers de la Fédération Française du Bâtiment (UCI-FFB) organise sa Convention Annuelle, le jeudi 2 février prochain à Paris( Pavillon Gabriel 5 avenue Gabrielle 75008 Paris)  à partir de 14h, au cours de laquelle de nombreuses Tables Rondes sont organisées.

Amiante : ce qui sera applicable ce 1er février et ce qui ne le sera pas

En ce 1er février 2012, tout propriétaire d’un appartement construit avant le 1er juillet 1997 se doit de posséder un document de diagnostic amiante intitulé « Dossier Amiante Partie Privative (DAPP) ».

Et tout occupant se doit d’être à présent  informé de l’existence de ce rapport et devra pouvoir le consulter. Ce que le décret « amiante »  n°2011-629 du 3 juin 2011 a par ailleurs rappelé.

Mais il y a un “hic”. En effet,  les professionnels du diagnostic technique immobilier restent toujours dans l’attente de plusieurs arrêtés complémentaires à ce décret, notamment les arrêtés relatifs aux critères d’évaluation de l’état de conservation des matériaux et produits repérés.

Le secrétariat d’état à la santé a même publié une note en date du 20 janvier pour rappeler que les dispositions de ce décret « dont la mise en application est directement ou indirectement subordonnée à l’édiction d’un arrêté, ne sont pas applicables avant la publication de cet arrêté ».

La Direction Généralede la Santécomplète ce courrier par un calendrier estimatif de publication des arrêtés, qui prévoit une mise en application dès avril 2012. Le report à avril 2012 concerne :

-  les critères d’évaluations de l’état de conservation des matériaux et produits des listes A, B et C comportant de  l’amiante.

-  le contenu du rapport de recommandation générale et le contenu de la fiche récapitulative du Dossier Technique Amiante.

Les modalités de transmission des rapports en préfecture sont quant à eux repoussés au mois du juillet 2012.

En attendant, c’est bien la réglementation actuellement en vigueur qui continue de s’appliquer sur la question de l’amiante.

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